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Universitato de Vesperto

ĉe Lulu-insulo sur Fraser-rivero. Esperanto ekde 1887.


Isaac Asimov
Kastelo Verda
vesperto

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Isaac Asimov[3], né vers[2] le 2 janvier 1920 à Petrovitchi en Russie et décédé le 6 avril 1992 à New York aux États-Unis, est un écrivain américain, naturalisé en 1928, essentiellement connu pour ses œuvres de science-fiction et ses livres de vulgarisation scientifique.

Sommaire

Biographie

Isaac Asimov en 1965.

Enfance russe

Issu d’une famille juive aisée, fils de Judah Asimov, Isaac naquit à Petrovichi — près de Smolensk, en Russie — à une date inconnue, entre le 14 octobre 1919 et le 2 janvier 1920 (c’est à cette date-ci qu'il célébrait son anniversaire, adulte)[2]. Pour des raisons mal définies et sur invitation de Joseph Berman, demi-frère de la mère d’Asimov, ses parents et sa sœur cadette émigrèrent aux États-Unis au début de l’année 1923, lorsqu’il avait trois ans [4].

Éducation et carrière

Il fut naturalisé américain en 1928. Élevé dans le quartier de Brooklyn, il apprit seul à lire à l’âge de cinq ans. Il passa sa jeunesse à travailler dans le magasin familial, où il eut l’occasion de lire les magazines de science-fiction que ses parents vendaient ; vers l’âge de onze ans, il commença à écrire ses premières nouvelles.

Ses études furent assez brillantes pour lui permettre d’entrer, grâce à une bourse, à l’université Columbia. Il passa d’abord son baccalauréat en sciences (1939) avant d’obtenir une maîtrise en chimie (1941) et, finalement, un doctorat en biochimie (1948). Après avoir obtenu son doctorat, il trouva un poste de chargé de cours à l’université de Boston. Entre temps, il participa à la Seconde Guerre mondiale. Au cours de sa brève carrière militaire, il fut nommé caporal et refusa de participer aux essais de la bombe atomique en 1946 à Bikini.

Parallèlement, il commença à écrire de la science-fiction et vit sa première nouvelle, Marooned Off Vesta (Au large de Vesta), publiée en 1939. John Campbell, alors rédacteur en chef de la revue Astounding Stories, n’aura de cesse d’encourager Asimov à écrire. Dès lors, il fut régulièrement publié et quinze nouvelles virent le jour jusqu’en 1941.

Vie personnelle

Il se maria avec Gertrude Blugerman le 26 juillet 1942. De ce premier mariage, il eut deux enfants, David en 1951 et Robyn Joan en 1955.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, Asimov était déjà considéré comme un auteur de science-fiction majeur. Son licenciement, en 1958, lui fit prendre un tournant dans sa carrière et il se consacra pleinement à l’écriture. Prolifique, il travailla sans relâche car — il le disait lui-même — c’est là qu’il prenait du plaisir.

Après la séparation avec sa femme en 1970 puis son divorce en 1973, il se maria avec Janet Opal Jeppson en 1973.

La suite de la vie d’Asimov est celle d’un auteur à succès, presque entièrement consacrée au travail d’écriture et aux conférences. Il fut un ami proche de Gene Roddenberry, le créateur de Star Trek.

Il mourut le 6 avril 1992 du SIDA, la cause du décès ayant été une insuffisance cardiaque et rénale suite à l’infection par le VIH. Asimov avait été infecté lors d’une transfusion sanguine pour un pontage aorto-coronarien en 1983. Cette information n’a été révélée qu’en 2002, dans une version de l’autobiographie de Asimov revue par Janet Asimov, sa veuve. Selon elle, Asimov avait souhaité rendre sa maladie publique, mais en aurait été dissuadé par ses médecins et par la crainte des préjugés dont sa famille aurait pu souffrir. Après son décès, la famille garda le silence notamment au vu des controverses autour de la maladie d’Arthur Ashe, et ce n’est qu’après le décès des médecins d’Asimov que Janet et la fille d’Asimov, Robyn, décidèrent de révéler la vérité.

Asimov laisse derrière lui des centaines de livres — dont 116 anthologies qu’il a organisées et préfacées —, regroupant de la science-fiction, des ouvrages de vulgarisation scientifique, des romans policiers, des romans pour la jeunesse et même des titres plus étonnants comme La Bible expliquée par Asimov ou Le Guide de Shakespeare d’Asimov.

Le dernier livre qu’il a écrit est une autobiographie plus thématique que chronologique : Moi, Asimov (I. Asimov, Denoël, col. Présences, 1996, ensuite reprise dans la collection Présence du Futur). C’est sans doute pour le lecteur assidu d’Asimov son livre le plus émouvant, le dernier chapitre étant écrit par sa seconde épouse, Janet Jeppson, alors que l’auteur était à l’agonie sur son lit d’hôpital.

Membre de l’association Mensa, il en a été un moment le vice-président (le président en étant alors un autre passionné du futur, le tout aussi visionnaire architecte Richard Buckminster Fuller). Isaac Asimov a plus tard quitté l’association. Il a été un membre éminent du mouvement sceptique contemporain.

Le personnage

On peut décrire Asimov comme quelqu'un ayant un ego très développé, mêlé d'un profond humanisme et d'un grand sens de l'humour, rendant l'expression de son ego plus amusante qu'énervante.

Bien que de tradition familiale juive — écrivant par jeu un poème sur lui-même, il fait rimer Asimov avec mazeltov —, il se démarque comme athée et se positionne également comme rationaliste. Voir en particulier sa nouvelle Reason dans le cycle des robots. La psychohistoire qui sert de fil conducteur à la série Fondation s'inspire d'ailleurs clairement de trois sources :

Le tout est mâtiné de la loi des grands nombres telle qu'on la concevait avant que Benoît Mandelbrot ne mette en évidence les formes fractales, même si le personnage du Mulet réintroduit opportunément un facteur humain important (voir effet papillon). Asimov est un individu aux connaissances variées et approfondies. Il fait partie de la liste des polymathes.

Son œuvre de fiction

Isaac Asimov, en dehors d'une inventivité débordante, se caractérise par la simplicité de son écriture. Pour lui, comme pour la plupart des auteurs anglo-saxons, les styles tourmentés ne font que rebuter le lecteur. C'est donc l'histoire, et elle seule, qui est mise en avant. Il fonde ses livres sur des dialogues entre protagonistes.

C’est avec la nouvelle Quand les ténèbres viendront (Nightfall, 1941), écrite à 21 ans, que la carrière littéraire d’Asimov a véritablement débuté. Jusqu’ici il n’avait connu que des publications occasionnelles dans les magazines auxquels il proposait ses histoires. John Campbell fut si enthousiasmé par Quand les ténèbres viendront, qu’il envoya à son auteur un chèque plus important que prévu : 150 dollars, au lieu de 120. On payait à l’époque un cent par mot, et la nouvelle en compte 12 000... Quand les ténèbres viendront est très vite devenu un « classique » du genre.

Asimov a ensuite écrit de nombreuses autres nouvelles, policières (Mortelle est la nuit), humoristiques (À Port Mars sans Hilda, L'Amour, vous connaissez ?) et évidemment de science-fiction, notamment sur les robots (L'Homme bicentenaire). Il y met à l'épreuve l'esprit hypothético-déductif du lecteur et y montre la fantaisie dont il est capable (par exemple, dans Le Plaisantin). Dans l'une d'elle: Menteur !, Asimov invente un nouveau mot qui allait passer dans le langage courant: la robotique. Certaines, telles Profession ou La Dernière Question, ont une portée philosophique indéniable et d'autres, telles Le Petit Garçon très laid, sont très émouvantes.

Asimov a principalement traité deux grands thèmes : les robots et la psychohistoire.

Les robots

L'œuvre d'Asimov sur les robots regroupe de très nombreuses nouvelles et plusieurs romans :

L'ensemble forme une seule grande histoire, le cycle des Robots, qui s'étale sur plusieurs millénaires. Toutes les nouvelles de robotique publiées par l'auteur ont été regroupées dans deux grands recueils nommés Le grand livre des robots. Le premier tome — I. Prélude à Trantor — regroupe toutes les nouvelles de robotique — Nous les robots ainsi que Les Cavernes d'acier et Face aux feux du soleil. Le second tome — La Gloire de Trantor — regroupe Les Robots de l'Aube, Les Robots et l'Empire, Les Courants de l'espace, Poussières d'étoiles et enfin Cailloux dans le ciel.

Il renouvelle complètement ce thème en inventant des « robots positroniques » gouvernés par trois lois protégeant les êtres humains et, a priori, parfaites et inviolables. Le jeu d'Asimov consiste à imaginer des failles de ces lois (exemple : un robot peut-il, restant passif, laisser un humain fumer une cigarette ?) et des bizarreries de comportement de robots qui semblent les enfreindre, puis à faire découvrir au lecteur comment cela est possible à la manière d'une enquête policière.

Les trois lois sont (source : Les Robots, Isaac Asimov, éditions J'ai Lu, traduction de C.L.A., 1967) :

  • Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. » ;
  • Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. » ;
  • Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Deux robots exceptionnels, R. Daneel Olivaw et R. Giskard Reventlov, en viennent à ajouter une Loi Zéro, qui stipule qu'un robot ne peut porter atteinte à l'humanité dans son ensemble, même pour protéger un être humain : Un robot ne peut ni nuire à l'humanité ni, restant passif, permettre que l'humanité souffre d'un mal. Cette loi est apparue dans Les Robots et l'empire (chapitre LXIII).

Asimov laissa un de ses amis, Lester Del Rey, écrire lui aussi une histoire utilisant les trois lois de la robotique : Une Morale pour Sam. Cette histoire constitue une moquerie gentille sur la viabilité réelle des trois lois.

Le thème des robots, tel que traité par Asimov, constitue aussi un plaidoyer antiraciste discret, mais sûr : les robots, de plus en plus perfectionnés et dotés d'aspects de plus en plus humains, deviennent méprisés, voire haïs, par bien des êtres humains — d'autant que les trois lois les mettent à l'abri de défauts qu'on pourrait leur reprocher. L'Homme bicentenaire évoque cette question.

Le film I, Robot, sorti en juillet 2004, s'oppose complètement à l'esprit d'Asimov, qui pestait contre toutes les histoires de « créatures se rebellant contre leur créateur », depuis le Golem jusqu'à Karel Čapek en passant par Mary Shelley, avant qu'il ne change la tendance.

La psychohistoire et le Cycle de Fondation

Dans le Cycle de Fondation (qui a reçu, en 1966, le prix Hugo de « la meilleure série de tous les temps »), Asimov imagine le futur de l'humanité. Il commence avec l'effondrement d'un empire galactique qui se décompose. Un savant, Hari Seldon, invente une nouvelle science, la psychohistoire, basée sur la loi des grands nombres et le calcul des probabilités qui permet de « prévoir l'avenir », ou, plus exactement, de calculer les probabilités de différents avenirs.

Le scénario est d'autant plus aisément assimilé par le lecteur qu'il lui rappelle des repères connus  : l'émiettement du pouvoir des empires romain et ottoman d'une part en ce qui concerne l'empire de Trantor, l'ascension de personnalités charismatiques comme Alexandre le grand, Jules César ou Napoléon Bonaparte d'autre part en ce qui concerne le personnage du Mulet, qui manipule à ses propres fins les émotions de son entourage.

Le roman Fondation — le premier paru — forme le « cœur » du cycle et peut être lu isolément. En y ajoutant Fondation et Empire et Seconde Fondation, on obtient la trilogie de Fondation, qui constitue elle aussi une histoire à part entière. Cela correspond à l'ordre d'écriture des romans. D'autres romans, comme par exemple Prélude à Fondation et L'Aube de Fondation — chronologiquement situés avant — ou Fondation foudroyée et Terre et Fondation — chronologiquement situés après —, se sont par la suite greffés à la trilogie, pour constituer le Cycle de Fondation.

L'histoire du futur selon Asimov

Après avoir écrit ses deux grands cycles, l'éditeur d'Asimov lui a demandé pour son public de les relier pour construire une « histoire du futur » cohérente. Il a alors écrit des ouvrages intermédiaires pour faire le lien entre les deux cycles. L'ensemble final incluant les nouvelles est composé de dix-sept ouvrages que l'on peut subdiviser en cinq parties, ou cycles qui peuvent se lire séparément les uns des autres et qui sont ici classés par ordre chronologique. À cela on peut ajouter La Fin de l'éternité, roman à part, qui prend cependant sa place dans l'ensemble comme point de départ vers l'empire galactique.

  1. The End of Eternity, 1955 (La Fin de l'éternité) (ISBN 2-207-30105-2, ISBN 2-207-25065-2 et ISBN 2-07-042264-X)
  2. Les nouvelles sur les robots :
    1. I, Robot, 1950 (Les Robots) - J'ai lu N°453 (ISBN 978-2-29034248-0, ISBN 2-290-31290-8 et ISBN 2-277-13453-8)
    2. The Rest of the Robots, 1964 (Un Défilé de robots) - J'ai lu N°542 (ISBN 2-277-12542-3 et ISBN 2-290-31125-1)
    3. Robot Dreams, 1986 (Le Robot qui rêvait) - J'ai lu N°2388 (ISBN 2-277-22388-3 et ISBN 2-290-31715-2)
  3. Le cycle d'Elijah Baley :
    1. The Caves of Steel, 1953 (Les Cavernes d'acier) - J'ai lu N°404, 1971 (ISBN 2-277-12404-4 et ISBN 2-290-32794-8)
    2. The Naked Sun, 1956 (Face aux feux du soleil) - J'ai lu N°468, 1973 (ISBN 2-277-12468-0 et ISBN 2-290-32794-8)
    3. Robots of Dawn, 1983 (Les Robots de l'aube) - J'ai lu N°6792 (ISBN 2-7242-3983-0, ISBN 2-277-21602-X et ISBN 2-227-21603-8)
    4. Robots and Empire, 1985 (Les Robots et l'Empire) - J'ai lu N°5895 (ISBN 2-277-21996-7, ISBN 2-277-21997-7 et ISBN 2-290-31116-2)
  4. Le cycle de l'Empire :
    1. The Currents of Space, 1952 (Les Courants de l'espace) (ISBN 2-7024-0232-1, ISBN 2-266-04209-2 et ISBN 2-266-13641-0)
    2. The Stars Like Dust, 1951 (Tyrann)
      ou Poussière d'étoiles
      - J'ai lu N°484, 1973 (ISBN 2-277-12484-2, ISBN 2-290-00484-7 et ISBN 2-290-33281-X)
    3. Pebble in the Sky, 1950 (Cailloux dans le ciel) - J'ai lu N°552 (ISBN 2-277-11552-3 et ISBN 2-290-31297-5)
  5. Le cycle de Fondation :
    1. Prelude to Foundation, 1988 (Prélude à Fondation) (ISBN 2-258-02597-4, ISBN 2-7242-4640-3 et ISBN 2-266-03471-5)
    2. Forward the Foundation, 1992 (l'Aube de Fondation) (ISBN 2-258-03720-4, ISBN 2-7242-7987-5 et ISBN 2-266-06733-8)
    3. Foundation, 1951 (Fondation) (ISBN 2-7242-2249-0, ISBN 2-207-30089-7 et ISBN 2-207-24911-5)
    4. Foundation and Empire, 1952 (Fondation et Empire) (ISBN 2-7242-2326-8, ISBN 2-207-30092-7 et ISBN 2-207-24912-3)
    5. Second Foundation, 1953 (Seconde Fondation) (ISBN 2-7242-2418-3, ISBN 2-207-30094-3 et ISBN 2-207-24913-1)
    6. Foundation's Edge, 1982 (Fondation foudroyée) (ISBN 2-207-30357-8, ISBN 2-7242-2564-3 et ISBN 2-207-24930-1)
    7. Foundation and Earth, 1986 (Terre et Fondation) (ISBN 2-7242-3566-5, ISBN 2-207-30438-8 et ISBN 2-207-25106-3)

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Isaac Asimov
Kastelo Verda
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Isaac Asimov
Isaac Asimov
Rusdevena Usona verkisto
Naskiĝo 2-a de januaro 1920 (?)
Petroviĉi, Smolenska, Sovetunio
Morto 6-a de aprilo 1992
Nov-Jorko, Nov-Jorkio, Usono
Portalo pri Homoj

Isaac ASIMOV (ĉ. 2-a de januaro, 19206-a de aprilo, 1992) [AJ-zak AZ-i-maf], IFA: / /ˈaɪzək ˈæzɪˌmɑv//, originale Исаак Озимов tamen nun transkribita en la rusan lingvon kiel Айзек Азимов) estis rus-devena usona verkisto de sciencfikcio kaj sciencfakto. Kvankam li verkis centojn da libroj pri scienco por laikoj, lia famo devenas de liaj noveloj kaj romanoj pri robotoj, la serio Foundation (historio pri la estonta galaksio), kaj la novelo Nightfall ("Noktiĝo").

Asimov naskiĝis en la Rusio de Lenino, sed plenaĝiĝis kaj plejparte loĝis en Novjorko.

Lia sciencfikcio estis plejparte verkita inter la jaroj 1939 kaj 1957, kaj inter 1982 kaj 1992. Dum aliaj periodoj li precipe skribis por popularigi sciencon. Asimov laboris kiel profesoro de bioĥemio ĉe la Universitato de Boston inter 1949 kaj 1958, esplorante pri nukleacido, sed post 1958 li laboris sole kiel aŭtoro. Asimov verkis ĉirkaŭ 500 librojn.

El liaj libroj pri scienco, la majstra verko estas Asimov's New Guide to Science ("La Nova Gvidlibro al Scienco de Asimov", 1984).

La robotoj de Asimov, por vivi paceme en homa socio, devas obei tri leĝojn:

Tri leĝoj de robotiko
  1. Roboto ne difektigu homon aŭ, per senagado, lasu homon difektiĝi.
  2. Roboto devas obei ordonon donita al ĝi de homo, krom se la ordono kontraŭdiras la Unuan Leĝon.
  3. Roboto devas gardi sian ekzistecon, krom se tio kontraŭas la Unuan aŭ Duan Leĝojn. -- Manlibro de Robotiko, 56-a eldono, 2058 p.K.

La sciencfikcio de Asimov skize kaj hazarde priskribas la venontajn 23 mil jarojn da historio. La historio konsistas el tri epokoj:

  • 1998-11584 p.K.: La disvolviĝo de robotoj kaj kosmovojaĝo. Robotoj fariĝas anoj de homa socio. La galaksio estas koloniigita.
    • 1998-2052: I, Robot
    • 3421: The Caves of Steel
    • 3422: The Naked Sun
    • 3424: The Robots of Dawn
    • 3624: Robots and Empire
    • 4850: The Stars, Like Dust
    • 11129: The Currents of Space
  • 11584-23652 p.K. (0-12068 GE): La epoko de la Galaksia Imperio
    • 12411: Pebble in the Sky
    • 23604: Prelude to Foundation
  • 23652-24954 p.K. (0-1302 FE): La Fondaĵo: dum la disfalo de la Galaksia Imperio, psikohistoriisto Hari Seldon semis la fondon de nova imperio sur la planedo Terminus. Spite de liaj formuloj, historio montriĝas alie…
    • 23731-812: Foundation
    • 23847-963: Foundation and Empire
    • 23968-029: Second Foundation
    • 24150: Foundation's Edge
    • 24150: Foundation and Earth
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Neŭrozo
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Neŭrozo laŭ PIV estas malordo en la funkciado de la nerva sistemo, kun psikaj fenomenoj kaj parte psikaj kaŭzoj. En Psikologio oni ĝenerale konsideras, ke ĉiu homo estas neŭrozulo. Unuavide, tiu aserto estas stranga, sed oni devas konsenti: ĉiu homo suferas batojn de l' sorto, timojn, elreviĝojn, mankojn, foje solecon kaj minacojn korpajn kaj mensajn. Neniu sukcesas teni dum longa tempo staton de absoluta mensa ekvilibro, ĉar la vivo por neniu estas facila. Foje, tiu neŭrozo atingas gravajn intensiĝojn, kaj nur tiam oni konsideras tian homon malsana. Sed iusence ni ĉiuj estas certagrade malsanaj. Psikozoj, perversioj kaj ĥemia dependo de drogoj estas paroksismoj de homa mensperturbiĝo.

Por kuracado de neŭrozo, psikologoj ellaboris tre detalajn metodojn de psikoterapio. Plej elstaras psikanalizo iniciatita de Sigmund Freud kaj (disbranĉe derivita) de lia disĉiplo Carl Gustav Jung. Ili baziĝas sur ampleksa teorio de la mensa strukturo, kies ĉefa punkto estas la ekzisto de nekonscio. Aliaj teorioj estigis aliajn psikoterapiajn metodojn: ekzistencialisma, behaviorisma, humanisma, psikodrama, neŭrolingvistika, transaga analizo - unuj konkurantaj kontraŭ la aliaj por la hegemonio de homa feliĉo. Prudenta observo metas sub suspekton ĉiujn tiujn miraklojn. Radikaluloj defendas la ideon, ke fakte nur medikamentoj povas trankviligi homojn kaj lastatempaj genetikaj eltrovoj malfermas novajn vojojn por influo en la mensan aparaton.

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Psikozo
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Psikozo laŭ PIV estas "mensa malsano ne kaŭzata, kiel la neŭrozo, de organa lezo aŭ difektiĝo".

Temas pri grupo de severaj psikaj malsanoj, kiuj rilatas al dumtempa drasta perdo de la percepto pri realeco. La vorto en la germana lingvo (Psychose) enkondukiĝis dum la jaro 1845 fare de la kuracisto Ernst von Feuchtersleben kaj poste tradukiĝis al aliaj lingvoj. Gvidaj simptomoj estas unuflanke iluziaj konceptoj pri la realo (ekzemple paranojo), kaj aliflanke iluzia percepto de la realo (unuavice vidaj, aŭdaj aŭ sentaj halucinaĵoj).

En la internacia klasifiko pri malsanoj ICD-10 de la Monda San-Organizo tuta grupo de diagnozoj, de la kodo F20 ĝis F29, estas antaŭvidita por diversaj subgrupoj de psikozoj, kvankam la simptomaro ĉiam estas nomata "psikoza(j) perturbo(j)", ne simple "psikozo" (la klasifiko, same kiel la dua, nur-usona klasifiko DSM, ĝenerale evitas la vorton "malsano", kaj preferas la pli diplomatian vorton "perturbo", kaj krome emas diplomatie vortumi la nomojn de malsanoj.). Plia kialo eviti la vorton "psikozo" estas la pridiskutata deveno de la termino el la psikoanalizo kaj la en tiu psikoterapia skolo neprecize difinita limo inter "psikozo" kaj "neŭrozo". Tamen ambaŭ tutmondaj klasifikoj nur tre malkonsekvence evitas la vorton, ĉar la termino "psikozaj perturboj" ĉiukaze klare referencas al la substantivo "psikozo".

La grandaj grupoj de la pzikoza perturbaro estas

  1. organikaj psikozoj (kaŭzataj de iuspeca veneniĝo, ekzemple fare de drogoj),
  2. skizofreniaj psikozoj (kies origino estas akre pridiskutata) kaj
  3. afekciaj psikozoj (ligitaj al aparte forta emocia malekvilibriĝo rilate al depresiomanio).

 

Trakto

En la kazo de organika psikozo, konsilendas unuavice ĉesi la kontakton kun la veneniga substanco, kaj duavice - kiel ankaŭ ĉe skizofreniaj psikozoj - restabiligi la kontakton al la realeco helpe de medikamentoj, unuavice la grupo de neŭroleptikoj. Krome psikoterapia akompano, medicina informado kaj trejnado (de la pacientoj kaj iliaj familianoj) rilate al la malsano kaj la laŭebla prevento de ĝi estontece aparte gravas (tia informado de trejnado de la pacientoj kaj iliaj familianoj nomiĝas "psikoedukado"). Por la trakto de afekciaj psikozoj ekzistas diversaj grupoj da medikamentoj, laŭ la konkreta simptomaro, kaj ankaŭ ĉi-tie krome gravas psikoterapia akompano kaj psikoedukado.

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Sigmund Freud
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Sigmund Freud
Sigmund Freud
la neŭropsikiatro
Naskiĝo 6-a de majo 1856
Příbor, Moravio, Aŭstrio-Hungario
Morto 23-a de septembro 1939
Londono, Anglio
Portalo pri Homoj

Sigmund FREUD (naskiĝis la 6-an de majo, 1856 en Příbor (Moravio), mortis la 23-an de septembro, 1939 en Londono) estis fama neŭropsikiatro laboranta en Vieno.

Li estas la ekpripensinto de la psikoanalizo.

Liaj teorioj estas pridiskutataj nun kaj kontraŭuloj konsideras la metodojn psikanalizajn pli-malpli malefikaj ol aliaj terapimetodoj. Tamen Sigmund Freud daŭre famas kiel influa filozofo de la 20-a jarcento.

Enhavo

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Psiko
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Psiko estas termino uzita de diversaj psikologoj, i.a. Karlo Jung kaj Sigmund Freud por eviti la popularan distingon inter menso kaj korpo. Biologoj kaj aliaj fakuloj studas la funkciadon de la cerbo kaj la diversaj partoj de la cerbo, por trovi la interrilaton inter ili kaj la pensoj aŭ perceptoj de homoj. Tradicie, psikologoj emis malatenti la korpan substraton kaj konsideri la pensenhavon kaj la interrilaton de pensenhavoj. Sed la ektrovo de la malkonscio indikis ke ne eblas fari klaran distingon inter tiuj du fakesploroj.

Sekve, la vorto psiko (kiu venis el la helena vorto tradicie literumata “psyche” kaj havis diversajn signifojn, inter ili papilio, animo, menso, vivo) estis akceptita de Jung kaj Freud por eviti la neceson deklari ke iu aŭ alia fenomeno estas pure korpa aŭ pure pensa.

Oni povas diri ke la psiko estas la tuta psikologia mekanismo de homo, inkluzive de ĝia fizika/korpa/biologia substrato, de la malkonscio kiu estas argumenteble egale korpfunkcia kaj subpensa, kaj de la pensanta menso. La memorado estas psika funkcio, oni povas rigardi ĝin el diversaj vidpunktoj, fari diversajn konkludojn, kc. Mismemorado povas havi plurajn kaŭzojn, ofte samtempajn, ekz. la morton de neŭronoj, emociaj konfliktoj, la influon de drogoj kaj aliaj kemiaĵoj, intencitan aŭ neintencitan subpremon de malagrablaj sentoj, kaj aliajn kaŭzojn. Ĉiuj ĉi estas aspektoj de la psiko. Same pri pensado, emocioj, misfaroj, kiaj abundaj aliaj temoj.

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